Les origines de la gladiature sont nées vers le IVème siècle avant notre ère, plus exactement entre 370 et 340 av JC à Paestum ( Italie ).
Au départ, la gladiature était en fait un hommage rendu aux mânes des défunts : la tradition ( héritée des Etrusques et repris par les Romains ) était de combattre sur la tombe du mort afin de lui rendre honneur. La plupart de ces combats s'arrêtaient au premier sang. Mais le phénomène prit rapidement de l'ampleur et sortit du contexte divin, pour se désacraliser et devenir un sport de combat.
La gladiature avait une symbolique riche qui, si tant est que l'on prenne la peine de la prendre en compte, nous fait comprendre la dimension plus profonde qu'elle avait en réalité :
Les gladiateurs, ( ou gladiatores, " combattants à l'épée ) contrairement à ce qu'en dit une légende tenace, n'étaient ni tous des criminels, ni des condamnés à mort. Pour la plupart prisonniers de guerre, ces hommes pouvaient tout aussi bien être des esclaves vendus par leurs maîtres au laniste, l'entraîneur des gladiateurs, à une école ( voir album ) qui les formera à devenir des combattants,. Du moins, avant la révolte de Spartacus en -73 : Rome a alors tremblé devant la colère de ces esclaves qui avaient pris les armes et menaçaient l'Empire. Par la suite, une fois les hors-la-loi matés, la gladiature ouvrit surtout ses portes aux volontaires ( auctorati ), désireux de gagner un peu plus d'argent dans l'arène. Ces auctorati pouvaient être issus de toutes les couches sociales : ainsi, bien des nobles patriciens ( et patriciennes ! ) sont allés jusqu'à perdre leur citoyenneté romaine afin de connaître l'ivresse des combats et la popularité des gladiateurs.
Etre gladiateur, c'était certes perdre son statut de citoyen romain et tous ses droits civiques, être considéré comme la lie de la société, mais c'était aussi, si tant est qu'on s'était bien battu et construit une solide réputation, gagner beaucoup d'argent ( jusqu'à vingt fois la solde annuelle d'un légionnaire pour un seul combat ! ) et jouir d'une énorme popularité, semblable à nos joueurs de football actuels. De plus, le mode de vie d'un gladiateur confirmé, s'étant fait un nom et dont la présence est recherchée dans les munus ( jeux organisés pour le peuple à diverses occasions ) était plus que correct pour l'époque, si tant est qu'il fréquentait une école digne de ce nom.
Des médecins veillaient à la bonne santé des combattants, des massages et des bains étaient prodigués, la nourriture, bien que frugale, était à volonté, et chaque gladiateur pouvait, dès que sa solde le permettait, jouir d'un appartement privé pour lui et sa famille, s'il en avait une.
Il n'était pas rare en effet que les gladiateurs soient des hommes mariés, et aient des enfants... Par ailleurs, leur mode de vie " en caserne", ainsi que l'égalité de tous face au risque non négligeable de la mort les liaient par une étroite solidarité, un code d'honneur. Si l'un d'eux mourrait au combat, les autres payaient ses funérailles, sa stèle, et veillaient à vie sur sa veuve et ses orphelins, en sa mémoire. Les noms de ceux qui ont payé le monument funéraire y sont inscrits, après le traditionnel texte d'hommage ( sexe, âge, prière aux dieux, et pour un gladiateur, palmarès de combats et condition de la mort, ainsi que le nom de la veuve et des orphelins qu'il laisse derrière lui. )
Un souci avec un terme du vocabulaire ? n'hésitez pas à en chercher la signification dans le Lexique.
1. 14/01/2012
Good post….thanks for sharing.. very useful for me i will bookmark this for my future needed. thanks for a great source..breitling for bentley
2. 28/12/2011
je joue dans un jeu et je suis un gladiateur lol
3. 14/12/2011
qui m'aime ???
4. 14/12/2011
Je suis TERMINATOR !!!
5. 05/12/2011
QUEL COMIQUE !!!! :D
6. 05/12/2011
Qui veut un bon steak ??
7. 05/12/2011
En temps que professeur, je trouve que ce site est partucielerement bien fait !
8. 05/12/2011
Les gens fesant des commentaires pareil ne doivent pas être très matures.... Pffff... Les jeunes de nos jours....
9. 05/12/2011
trjsrj